La CDRP « rejette » la nouvelle CEI après l’élection de son président

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – La Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP), la plate-forme de l’opposition ivoirienne, a rejeté lundi la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), estimant qu’ elle est « inféodée » des partisans du pouvoir, dans une déclaration transmise à APA.

Les partis de la plate-forme CDRP « rejettent cette Commission électorale indépendante inféodée au RHDP-Unifié (pouvoir) et appellent toutes les forces politiques et sociales de progrès, à ne pas reconnaître cette nouvelle CEI », dans une déclaration transmise lundi à APA.

Les leaders des partis signataires appellent en outre « tous leurs militants, les organisations politiques et sociales, ainsi que les citoyens ivoiriens soucieux de la restauration véritable du Pays, à se tenir prêts dans l’attente des mots d’ordres qui seront donnés pour faire barrage à cette CEI illégale et illégitime ».

Au terme d’un Conseil des ministres tenu le mercredi 25 septembre 2019, tenu à Dimbokro, dans le centre-est de la Côte d’Ivoire, le gouvernement a rendu publique la composition de la Commission Centrale de la CEI.

Le 27 septembre, les nouveaux membres de la Commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI), institution chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire, ont prêté serment devant la Cour du Conseil constitutionnel sous une haute surveillance sécuritaire.

Ce 30 septembre, quatre jours après la prestation de serment, le magistrat Coulibaly Kuibiert Ibrahime a été élu président de la Commission électorale indépendante pour un mandat de six ans non renouvelable avec 9 voix contre 06 pour son adversaire Marguerite Yoli Bi Koné. Il succède à Youssouf Bakayoko.

Pour la plate-forme de l’opposition, ce constat montre « l’intransigeance du gouvernement à ne traiter que de la simple recomposition, en lieu et place d’une réforme profonde de la CEI (institution en charge d’organiser les élections), que le processus s’est soldé par un échec retentissant ».

« Soucieux de leur contribution effective à garantir durablement à la Côte d’Ivoire des élections transparentes, justes et sans violence, les partis politiques de l’opposition ivoirienne, membres de la CDRP dénoncent et condamnent ce énième passage en force perpétré par le Gouvernement », poursuit le texte.

La plateforme de l’opposition conduite par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ex-allié au pouvoir, souhaite une reforme profonde de la CEI, notamment composée d’acteurs de la société civile afin de garantir un scrutin sans violences, et rejette la recomposition des membres de l’institution.

Le gouverneur du District d’Abidjan plaide devant la Banque mondiale pour le financement des logements

Le gouverneur du District d’Abidjan, Beugré Mambé, lors de la rencontre de la plateforme des villes durables, tenue récemment, à Sao Paulo, au Brésil, a plaidé devant la Banque mondiale pour participer au financement du secteur du logement en Côte d’Ivoire.

Le directeur de la Pratique mondiale pour le social, l’urbain, le rural et la résilience de la Banque mondiale, M. Sameh Wahba, a assuré de la disponibilité de son institution à « soutenir et participer au financement du secteur du logement en Côte d’Ivoire pour servir de modèle dans la sous-région », rapporte une note d’information du District transmise, mercredi à APA.

Dans son plaidoyer, le gouverneur du District d’Abidjan Robert Beugré Mambé a invité la Banque mondiale à reprendre le financement de l’habitat et du logement social en Côte d’Ivoire. Son argument corroborant la vision de la banque, a rencontré l’adhésion de cette institution de Breton Woods.

M. Mambé était notamment invité par la Banque mondiale à partager ses expériences sur deux thématiques importantes, à savoir l’adaptation au changement climatique et la promotion d’un logement social au profit des populations les plus faibles.

Ingénieur général en génie civil, le gouverneur du District d’Abidjan, a présenté des solutions innovantes, dans deux panels de haut niveau. Il a souhaité, à cet effet, que le district autonome d’Abidjan, en porte le leadership pour que cela serve de modèle dans la sous-région.

En marge des assises de la plateforme des villes durables, le gouverneur Mambé, a, dans l’objectif de réactiver la coopération avec le Brésil, notamment l’Etat de Sao Paulo qui compte près de 29 millions d’habitants, présenté les opportunités qu’offrent le District d’Abidjan.

Dans ce contexte, il a échangé avec le gouvernorat, la mairie et des hommes d’affaires brésiliens, qui se sont dit « très enthousiastes » d’investir dans les domaines de la culture, de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.

Ces autorités ont proposé au gouverneur Mambé, dans l’optique de rapprocher la Côte d’Ivoire et le Brésil, d’ « appuyer, dans l’immédiat, l’ouverture d’une ligne aérienne entre les villes de Recife et d’Abidjan », indique un document.

Elles envisagent en outre d’organiser, très prochainement, une mission parlementaire à Abidjan, tout invitant les autorités ivoiriennes à prendre part à la journée de la conscience noire qui se tiendra à Sao Paulo le 20 novembre 2019.

Quant aux hommes d’Affaires brésiliens, ils se sont dits disposés à effectuer une mission de prospection économique à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, pour s’imprégner des possibilités d’investissements dans tous les domaines.

Dialogue national inclusif: l’URD et FARE disent NON aux travaux

Ce dimanche dans un communiqué rendu public, il est clairement dit que les Fare An Ka Wuli ne prendront pas part au dialogue national inclusif estimant que la validation des Termes De Référence du Dialogue indique que l’on ne peut pas parler de participation de toutes les composantes nationales. Pourtant c’est ce lundi (07/10/19) que les travaux démarrent au niveau des communes.

Lancée officiellement le 16 septembre à la suite de l’atelier de validation des termes de référence, le Dialogue national inclusif est un exercice d’une grande nécessité. Mais certains acteurs politiques, ayant des griefs contre son format, n’ont pas pris part à cet atelier. S’y ajoutent la suspension de la participation du FSD et de la CMA du reste du processus pour des raisons diverses. La semaine passée, Journal du Mali s’interrogeait sur un éventuel Faux départ pour le dialogue ? évoquant certains faits. 

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